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Laurent Ballesta : un homme libre

Cet été, 7SKY.LIFE m’a envoyée interviewer l’homme-poisson. C’est avec joie que je vous fais part de son histoire à travers mes yeux, ma narration… Dehors, face au paysage de carte postale, la chaleur enivre, les touristes s’extasient. Soucieuse de trouver un endroit loin du tumulte du monde, je m’installe à l’intérieur. Laurent arrive, arborant un t-shirt bleu accordé à ses yeux, logo de plongée. Il ne s’assied pas. « Vous préférez aller dehors, n’est-ce pas ? ». Et lui de me répondre : « on est toujours mieux dehors ». Par quoi est mue une passion ? Comment devient-on passionné ? Pour Laurent Ballesta, chercheur et photographe des fonds marins, il s’agit d’une sensation procurée à un moment donné que l’on va sans cesse essayer de reproduire. Dans son cas, c’est une quête perpétuelle d’émerveillement. Ses plongées sont des moments pleinement vécus, dans l’instant présent. Selon ses propos, pas moyen de « penser à ses regrets éternels » lors d’une descente. Se laisser être, sans pensées parasites, avec des émotions instantanées en prime, voilà ce qui l’attire inconditionnellement, et qui lui aura notamment permis une étroite collaboration pour l’émission Ushuaïa avec Nicolas Hulot, ou encore un magnifique partenariat avec la marque de montre Blancpain. Il me raconte ses souvenirs d’enfance, où il passait son temps à jouer au Commandant Cousteau, à créer des aventures les pieds dans l’eau, muni de son masque. En grandissant, il a continué à faire l’explorateur : « sauf que lorsqu’on devient adulte, si on veut y croire, il faut le faire de plus en plus, et de plus en plus pour de vrai ! ». Et plonger pour plonger ne lui suffira pas. A l’heure d’aujourd’hui, chaque excursion doit révéler un mystère scientifique, mais également contenir une difficulté technique qui soit un challenge, tout cela dans une recherche de beauté. Laurent Ballesta est un artiste-aventurier-scientifique. Il m’évoque son « obsession pour la nouveauté », dans chacun des trois domaines qui composent sa discipline : découvrir un animal, comme le poisson Andromède, maîtriser les complications potentielles, rapporter des images inédites. Il ne se fatigue pas de me narrer ses périples, intrépide, déterminé… passionné.  Dans l’eau, sur terre, cet homme serait-il libre ? Les fonds marins lui procurent cette focalisation sur le ici et maintenant, un état comme méditatif, une sorte de lâcher-prise. Quoi de plus libérateur ? Est-ce que tout passionné ressent la même chose ? Et sur la terre alors ? Il m’explique avoir rapidement compris que pour vivre son rêve, il se devait d’être libre, et selon lui, « cela comporte un coût ». Il a dû limiter les attaches, parce que « pour être libre, il faut être seul ». Pour vivre librement, il a sans cesse dû s’écarter de sa zone de confort, tout en essayant de générer du confort en toute circonstance. Il n’a jamais réellement été en sécurité, mais s’est toujours prémuni contre le danger. Enfin, pour être libre, il m’évoque l’importance d’un recul sur la société de consommation, et la nécessité d’agir de manière éthique : manger de saison, ne pas acheter pour acheter mais en fonction des besoins, etc. La Liberté, il se l’est offerte. Il détourne le regard, semble pensif, et concède « jusqu’à maintenant, cette liberté-là était ma priorité ». Et manifestement, sa priorité est en train de prendre une nouvelle direction… Il me fait part de son enthousiasme face aux jeunes générations qui lui paraissent dotées d’une éducation de plus en plus écologique. Il semble réjoui et surenchérit : « l’idéal serait de protéger environ 20% de chaque espace naturel pour que la planète puisse se régénérer ». Et puisqu’il est l’ami des animaux marins, je lui demande, avec une naïveté assumée, s’il considère avoir un poisson préféré. « C’est ma question favorite de l’interview », m’avouera-t-il plus tard. C’est des étoiles dans les yeux qu’il me raconte sa relation avec le Cœlacanthe, un poisson dinosaure qui a survécu à travers les âges malgré son extrême fragilité. Rare et inaccessible au vu de son lieu de vie dans les sombres profondeurs, c’est ce poisson qui aura apporté la première reconnaissance internationale à Laurent Ballesta : « Quand je pense qu’on fantasmait sur le Cœlacanthe sur les bancs de la Fac, jamais je n’aurais pu imaginer en arriver là, même dans mes rêves les plus fous ». Je me demande si au fond de l’eau, l’écoute du silence est belle… mais la réponse s’avère inattendue : les fonds marins n’ont rien de silencieux. Le bruit des vagues à la surface demeure. Et même enfoncé dans les abysses, la faune marine s’exprime. D’une authenticité admirable, Laurent Ballesta semble avoir tout accompli, et gentiment rediriger sa liberté vers plus d’attaches. Le maximum, une fois atteint, quel objectif reste-il au passionné ? Il me fait part de son ressenti : « lorsqu’on a poussé le concept à son paroxysme, il ne reste selon moi qu’une chose à faire. Recommencer à travers les yeux d’un enfant ». Camille Viennet

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